Dédié plus particulièrement aux motards girondins, ce blog sert de trait d'union entre Monsieur Moto 33 et les usagers des deux-roues motorisés.
Le décret n°2010-1390 du 12 novembre 2010 introduit plusieurs modifications importantes dans le code de la route avec notamment la suivante:
7 heures de formation pratique et théorique pour conduire une
125 cm³ ou un tricycle à moteur:
Sécuriser l’usage du deux roues-motorisé est un enjeu majeur de sécurité routière : en dix
ans, la mortalité concernant cette catégorie d’usagers est passée de 9 à 28 % des
personnes tuées sur la route.
Cette situation s’explique en partie par l’augmentation du parc roulant et par le transfert de
bon nombre de titulaires du permis B qui ont abandonné leur voiture pour un deux-roues
motorisé notamment pour la conduite en ville.
Comme il en avait été décidé en Comité interministériel de la sécurité routière du
18 février 2010, une formation de 7 heures est mise en place pour les titulaires du
permis B qui souhaitent conduire une motocyclette légère (de 50 à 125 cm³) ou un
tricycle à moteur de plus de 50 cm³ et qui n’en ont pas conduit au cours de ces
5 dernières années.
Cette obligation entre en vigueur à partir du 1er janvier 2011. Cette formation spécifique
sera dispensée par une école de conduite ou une association agréée. À l’issue de cet
enseignement, un certificat sera remis par l’école de conduite.
Les usagers ayant assuré et utilisé une motocyclette légère ou un tricycle au cours des
cinq dernières années sont exemptés de cette formation.
En cas de contrôle par les forces de l’ordre, les conducteurs de motocyclette légère ou de
tricycle à moteur présenteront soit ce certificat de formation, soit un « relevé
d’information » fourni par leur compagnie d’assurance, attestant de l’antériorité de la
conduite d’un deux-roues motorisé. Le non respect de cette réglementation sera passible
d’une amende de 4ème classe (135 €).
Objectif majeur
Cette mesure s’inscrit dans une continuité de réformes qui vise un objectif majeur de
sécurité routière : « pas de conduite d’un deux-roues motorisé sans formation ».
En 1997, le Brevet de sécurité routière (BSR) a été rendu obligatoire pour les jeunes qui
souhaitent conduire un cyclomoteur dès l’âge de 14 ans. Ce brevet se compose d’une
partie théorique (Attestation scolaire de sécurité routière de premier niveau) et d’une partie
pratique. Depuis le 1er septembre 2004, l’épreuve du BSR a été portée de 3 à 5 heures.
Le décret du 23 décembre 2006 avait mis en place une formation pratique de 3 heures
pour les nouveaux conducteurs de permis B qui souhaitaient conduire une motocyclette
légère. Cette formation concernait uniquement les titulaires du permis B obtenu après le
1er janvier 2007.
La nouvelle formation de 7 heures mise en place à partir du 1er janvier 2011 n’est pas
restrictive dans le temps. Elle concerne tous les titulaires du permis B souhaitant acquérir
un 125 cm³, quelle que soit l’année d’obtention du permis.
Toutes ces mesures permettent d’atteindre progressivement les objectifs fixés par la
troisième directive européenne sur le permis de conduire. Cette directive prévoit qu’à partir
de 2013, la conduite d’un deux-roues motorisé, quel qu’il soit, nécessitera l’obtention d’un
permis.
Pour conduire une motocyclette légère ou un tricycle à moteur :
une formation pratique et théorique de 7 heures
L’objectif de cette formation est de familiariser le futur conducteur avec ce type de
véhicule. Ces sept heures de théorie et de pratique sont également une occasion unique
de réfléchir au comportement et à la place que chacun occupe au milieu de la circulation.
La formation met en avant l’importance de la prise de conscience des risques et la
nécessité de respecter les règles. Elle insiste également sur les avantages qu’il y a à
adopter une conduite apaisée, respectueuse des autres et de l’environnement.
a) 2 heures de théorie
Sur les 7 heures de formation, 2 heures sont attribuées à un enseignement théorique. Son
programme débute par une analyse des accidents les plus caractéristiques impliquant les
motocyclettes légères et les tricycles à moteur. Il se prolonge avec des conseils qui
permettent d’appréhender les pièges de la route, comme la conduite sous la pluie ou de
nuit.
La personne en formation apprend ainsi à se rendre détectable auprès des autres
usagers. Elle est aussi sensibilisée à l’importance de s’équiper en vêtements protecteurs
de qualité (casque à la bonne taille et attaché, gants, pantalon, blouson avec dorsale et
chaussures montantes). Elle apprend également à se méfier des risques concernant
l’adhérence. Cela va de l’attention à une flaque de gasoil au passage d’un ralentisseur, en
passant par la présence de gravillons, de peintures au sol ou de plaques métalliques.
Enfin, cet enseignement théorique aborde les conséquences physiques et physiologiques
des chocs sur les aménagements de la route, y compris à petite vitesse.
b) 2 heures de pratique hors circulation (« sur plateau »)
Ces 120 minutes sont consacrées à la prise en main du véhicule et aux vérifications
indispensables : huile, pression et usure des pneumatiques, poignée de gaz, système de
freinage… La personne en formation apprend à démarrer en toute sécurité, à bien
positionner son corps pour assurer un meilleur équilibre grâce à une juste répartition du
poids, à monter et à descendre les vitesses, à anticiper les manoeuvres de freinage et
d’évitement et à s’arrêter. Le futur usager d’une motocyclette légère ou d’un tricycle à
moteur est enfin sensibilisé à bien positionner son regard avant de virer ou de tourner. Il
est ensuite formé à tenir l’équilibre à petite vitesse avec et sans passager, en ligne droite
et en virage.
c) Et 3 heures de pratique en circulation
Cette dernière partie de la formation de 7 heures se fait en et hors agglomération. À l’issue
des 180 minutes, le conducteur doit être capable d’adapter sa vitesse aux circonstances
de la circulation, de choisir la bonne voie, de bien se placer sur la chaussée en fonction
notamment des angles morts des véhicules lourds. Il devra savoir franchir une
intersection, changer de direction et dépasser en toute sécurité en tenant compte du
phénomène d’aspiration. Il doit enfin savoir négocier un virage en toute sécurité.